Une croissance forte rendant le transfert inéluctable

Une croissance forte rendant le transfert inéluctable

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L’aéroport de Nantes connaît la plus forte croissance des aéroports régionaux depuis 2011 avec une croissance de +47% depuis 2011. Son trafic a doublé en 10 ans.

 

 

En 2016, ce sont plus de 4,7 millions de passagers qui ont été accueillis avec plus de 5 ans d’avance sur les  prévisions les plus optimistes envisagées lors de l’enquête d’utilité publique en 2008.

 

Le nombre de mouvements d’avions a également augmenté de 30% depuis 10 ans et doit encore augmenter de plus de 40% d’ici 2030.

 

 

Cette croissance est exceptionnelle selon la DGAC (Direction générale de l’aviation civile) si bien que l’aéroport sera en déficit de capacité dès 2020.

 

La croissance continue du trafic aérien confirme la saturation constatée des infrastructures de Nantes Atlantique qui se traduit par une augmentation constante du nombre de journées très chargées à plus de 14 000 passagers/jour : 6 en 2011, 36 en 2012, 72 en 2013, 100 en 2014, 135 en 2015  et 150 en 2016 soit plus d’un jour sur 3 ! Cela a pour conséquence des temps d’attente plus longs et des services aux usagers moins performants.

 

Cette saturation forte entraîne des difficultés d’exploitation croissantes avec notamment une augmentation des vols de nuit, un nombre de vols repositionnés qui ne cesse de croître (206 en 2014, 252 en 2015) et même des refus de vols faits aux compagnies : 100 en 2014, 250 en 2015 et près de 300 en 2016.

 

Les experts du Conseil Général de l’Environnement et du Développement durable constate cette saturation dans leur rapport de mars 2016 : « la fréquentation enregistrée en 2015 pendant la période estivale est proche voire au-delà  de la capacité de traitement de l’aéroport ce que confirment les difficultés croissantes d’exploitation que connaît le gestionnaire actuel. Le nombre de jours  avec une saturation des parkings et de temps d’attente aux contrôles passagers augmente. L’installation apparaît étriquée et inconfortable ».

 

Avec un trafic  à plus de 5 millions de passagers en 2016 et et plus de 9 millions en 2050, le transfert de l’aéroport est inéluctable face aux contraintes d’exploitation et à l’impossibilité de réaménager l’aéroport actuel.

 

Une croissance soutenue au niveau mondial

Le secteur de l’aéronautique est actuellement un des moteurs principaux qui tire l’économie française, et dont les potentiels d’innovation restent considérables. 34 000 avions seront construits dans le monde d’ici 20 ans et Airbus et Boeing livrent chaque année plus de 1 000 avions chacun et signent à deux 3 000 commandes d’avions/an en moyenne.

Depuis 1980, le trafic mondial a doublé tous les 15 ans et doublera à nouveau d’ici 15 ans : 3 milliards de passagers ont été transportés en 2013 contre 2 en 2005 (+5%/an). 4 milliards sont prévus d’ici 2017 (+31%) et 6 milliards en 2030 selon IATA.

 

 

Un impact réduit sur l’environnement

Cette augmentation du trafic aérien s’est faite simultanément à une amélioration de ses performances environnementales et continuera de s’accompagner de plus d’innovations technologiques, permettant au transport aérien qui ne représente pourtant que 3% des émissions de Gaz à Effet de Serre, de réduire encore son impact environnemental. Si depuis 1990, les émissions de CO2 par passager/fret-kilomètre-transportés ont diminué de 32% (source CITEPA / DGAC), elles vont encore diminuer avec les nouvelles flottes d’avions :

  • Moyenne de la flotte actuelle : 4 l/100 km/passager.
  • Airbus A 380 : 3 l/100 km/passager
  • Airbus A 350 : 2 l/100 km/passager

Pour rappel, une voiture particulière consomme en moyenne  5 l/100 km/passager seul.

 

 

 

Crédit photo : V. Joncheray

Syndicat mixte aéroportuaire du Grand Ouest

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