Des risques diminués

A380 TOUR

 

 

Une situation actuelle insatisfaisante

L’aéroport de Nantes connaît une situation délicate, enclavée entre d’un côté le centre-ville de Nantes et de l’autre le lac de Grand-Lieu, zone Natura 2000 protégée par la convention internationale Ramsar sur les zones humides.

Bien que classé en catégorie A, l’aéroport de Nantes Atlantique est considéré comme un des plus dangereux en France en raison de sa proximité avec des zones à forte densité de population (sources: Bureau enquête Accident et contrôleurs aériens SAC-CGT), de la complexité des trajectoires et de l’approche manuelle et dérogatoire autorisée par la DGAC en attente du transfert.

Le maintien de l’aéroport sur place aurait des conséquences très néfastes pour une agglomération de 600 000 personnes et la  dérogation de survol permettant d’éviter le cœur de ville qui cesserait d’être accordée. Les nantais seraient ainsi survolés à très basse altitude avec un avion toutes les 3mn en heure de pointe.

 

 

Eviter des incidents

sans titreDes pilotes et contrôleurs aériens confirment cette difficulté d’approche sur Nantes-Atlantique et affirment qu’il faut transférer l’aéroport car il n’est pas raisonnable de doubler le trafic au-dessus de l’agglomération nantaise d’autant que plusieurs incidents ont déjà eu lieu notamment celui  survenu dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 mars 2004 où un avion MD 83 de la compagnie Luxor Air en provenance de Louxor (Egypte), s’ est écarté de la trajectoire réglementaire sous un angle de 30° pendant plus d’une minute et demi tout en descendant en-dessous des hauteurs minimales autorisées. Il a ensuite viré à gauche et effectué une remise de gaz. Il a été aperçu en-dessous de la couche nuageuse. Celle-ci se situait à 500 pieds au-dessus du niveau de la mer alors que dans cette zone la procédure impose de rester au-dessus de 1 730 pieds, selon le rapport du BEA (Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile). 

De plus le risque aviaire est aussi une réalité en raison de la proximité du Lac de Grand-Lieu et le BEA a déjà répertorié des incidents liés à l’injection d’oiseaux à Nantes-Atlantique.

 

   

      

Seule solution : le transfert de l’aéroport

Le transfert permettra ainsi d’éviter ces incidents et de ne plus survoler à basse altitude des zones très urbanisées.

En outre la réalisation de 2 pistes à Notre Dame des Landes permettra de spécialiser chacune d’entre elles et d’éviter ainsi le survol des bourgs environnants. Seulement 900 personnes seront concernés par le Plan d’Exposition au Bruit à Notre Dame des Landes contre 42 000 aujourd’hui à Nantes, et 80 000 à terme.

 

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