Réunion à Matignon sur l’Aéroport du Grand Ouest

Réunion à Matignon sur l’Aéroport du Grand Ouest

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Publié le 12 juin 2017

L’appel des collectivités pour sauver la médiation d’apaisement et sortir de l’impasse

 

 

Lors d’une réunion de travail à l’Hôtel Matignon le 6 juin dernier, le SMA a formulé des propositions au Premier Ministre. L’objectif des élus représentant les collectivités est de réunir toutes les conditions pour que cette médiation d’apaisement soit un succès.

 

Rassemblés au-delà des étiquettes politiques, tous les élus souhaitent que la proposition de feuille de route de la mission reste fidèle aux engagements du Président de la République. Elle doit donc être révisée. Emmanuel Macron a en effet clairement expliqué le 6 avril dernier sur France 2 l’objet de cette médiation d’apaisement : « faire respecter la consultation », faciliter la départ des occupants illégaux du site de l’Aéroport du Grand Ouest, « avec les forces de l’ordre qui s’imposent si l’on n’a pas réussi à faire baisser la pression. »

 

Il est évidemment inimaginable de remettre en cause sur le fond un dossier solide, exemplaire au plan environnemental, qui compte 178 décisions de justice favorables et le soutien clairement exprimé par une majorité des 500 000 citoyens qui ont participé il y a moins d’un an à la consultation (26 juin 2016). Ce qui se joue désormais à Notre-Dame des Landes, c’est la capacité de l’Etat à faire respecter les décisions de justice et le choix du peuple.

 

Lors de la réunion avec le Premier Ministre, les élus du Grand Ouest ont une nouvelle fois exprimé leurs craintes concernant l’indépendance et la transparence des médiateurs qui risquent d’entraîner un discrédit sur la mission de médiation d’apaisement, ce qui ne pourrait conduire qu’à son échec.

 

Les élus du Grand Ouest attendent désormais les réponses du Premier Ministre. « La balle est dans le camp du Président de la République et de son gouvernement qui doivent donner des signes et agir pour sortir de l’impasse actuelle et sauver la médiation d’apaisement » estime Bruno Retailleau qui ne recevra pas les médiateurs si aucune garantie d’indépendance n’est apportée. La délégation des élus représentant les collectivités a souligné l’urgence de cette réaction pour éviter un enlisement du processus dont ils souhaitent tous le succès. Cette volonté est partagée par l’ensemble des collectivités, au-delà de leurs étiquettes politiques, pour permettre la poursuite du développement économique et social du Grand Ouest.

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