Les porteurs du projet d’aéroport du Grand Ouest rappellent leurs engagements en faveur de l’environnement à la commission d’enquête sénatoriale

Les porteurs du projet d’aéroport du Grand Ouest rappellent leurs engagements en faveur de l’environnement à la commission d’enquête sénatoriale

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Publié le 7 mars 2017

Durant le mois de février 2017, la commission d’enquête sénatoriale environnementale a continué ses auditions au sujet des compensations environnementales liées à la réalisation de l’aéroport du Grand Ouest à Notre-Dame des Landes.

 

environnement

 

La commission avait entendu en janvier dernier les représentants du SMA qui ont rappelé la prise en compte de la méthode Eviter/Réduire/Compenser à travers l’impossible optimisation de Nantes-Atlantique à long terme, la recherche de 9 autres sites alternatifs et la mise en place d’une enveloppe de 40M€ et de 463 hectares dédiés à l’environnement. Elle a dernièrement auditionné notamment François Pinte, 1er Vice-Président de la Région des Pays de la Loire et Fabrice Roussel, 1er Vice-Président de Nantes Métropole et du Pôle métropolitain Nantes Saint-Nazaire.

 

François Pinte a principalement rappelé la mise en place d’un Schéma régional de cohérence écologique (SRCE). Celui-ci comporte un diagnostic des enjeux liés aux continuités écologiques et l’identification d’une trame verte et bleue à l’échelle régionale, pour contribuer à un état de conservation favorable des habitats naturels et au bon état des cours d’eau. Les documents de planification (SCOT, PLU) et les projets de l’Etat et des collectivités doivent tenir compte des principes et éléments compris dans ce SRCE.

 

Fabrice Roussel, a quant à lui insisté sur le rôle d’un schéma de cohérence territoriale qui constitue un document de cadrage. Il a rappelé que c’est à chaque maître d’ouvrage de mettre en place les mesures d’évitement et les mesures compensatoires. A ce stade, le projet de liaison dite « Ligne Nouvelle Ouest Bretagne Pays de la Loire » ne permet pas d’aller plus loin que l’inscription d’un fuseau, comme l’avait déjà précisé Corinne Roecklin, responsable environnement de SNCF réseau lors de son audition devant cette même commission.

 

Au-delà de l’intérêt des auditions, le concessionnaire AGO et le Préfet de région ont rappelé à la commission et plus particulièrement au rapporteur l’ensemble des mesures compensatoires prévues et considérées comme précurseurs. En effet elles ont par la suite été adoptées par le gouvernement pour d’autres projets puis par le parlement.

 

L’audition de cabinets spécialisés dans l’environnement a également été particulièrement intéressante. Ainsi Dervenn ou Biotope ont par exemple détaillé l’ensemble de la démarche Eviter/Réduire/compenser tout en rappelant que les 12 réserves du comité scientifique sur l’Aéroport du Grand Ouest « n’ont rien d’exceptionnel et sont dans la moyenne de ce type de grand projet. Sur le projet de LGV sud Europe Atlantique, il y en a 30 ! ».

 

Bien sûr, la commission a été très attentive au propos du Préfet qui a insisté sur l’impossibilité de mettre en place à ce stade les mesures de compensation étant donné le blocage du site et le sabotage systématique des actions entreprises.

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