Aéroport : vecteur de développement international des régions

Aéroport : vecteur de développement international des régions

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Publié le 5 avril 2017

La croissance du trafic aérien en France se maintient, notamment grâce au développement du  low-cost et à l’internationalisation du trafic. Les efforts doivent être poursuivis. 

 

 

Une croissance soutenue

En mars, l’Union des Aéroports Français (UAF), fédérant plus de 150 aéroports, a sorti son bilan annuel. Le trafic aérien a cru de 3,1% l’année passée par rapport à 2015 avec près de 186 400 000 passagers. Une croissance qui « doit néanmoins être resituée dans un contexte européen de croissance plus dynamique » : +5,1% pour l’ensemble des aéroports européens et +6,7% pour les plateformes de la seule Union Européenne.

 

Et des disparités régionales

Néanmoins, il faut souligner que le trafic des passagers commerciaux en France a été tiré par les bonnes performances des aéroports régionaux (+4,4%) et des aéroports d’outre-mer (+4,7%). Au passage, que dire de celle de Nantes-Atlantique (+8,7%) qui affiche la plus forte croissance des aéroports régionaux français (+7,1% en moyenne par an depuis 2012), devant Bordeaux et Nice. Sur 10 ans, la fréquentation de la plateforme nantaise a plus que doublé (15 ans au niveau mondial).

Quant aux deux principales plateformes franciliennes (+1,8%), une situation contrastée est à noter : une croissance freinée (+0,3%) pour Roissy-CDG, liée au contexte sécuritaire, face à une progression dans la moyenne européenne pour Paris-Orly avec +5,3%.

 

Les aéroports parisiens dans le trafic passagers des aéroports métropolitains concentrent toujours une part importante des flux (55% en 2016) mais leur part relative tend à diminuer (61,1% en 2005).

 

Le développement du low-cost et l’internationalisation du trafic

La part du low-cost (30,2% sur l’ensemble des aéroports de l’hexagone) participe fortement à l’augmentation totale du trafic en 2016 (93,6%). Sa part sur les seuls aéroports régionaux s’élève à 43,3% (50% à Nantes-Atlantique et 38,5% de progression de ce trafic en 2016).

 

Enfin, le trafic métropolitain est dominé par l’international s’élevant à près de 72%. Il s’agit d’ailleurs du phénomène le plus marquant de ces vingt dernières années, la part prédominante prise par les flux internationaux qui composaient seulement la moitié des flux de passagers au milieu des années 90. Dix ans plus tard, ce trafic devient également majoritaire si on considère les seuls aéroports régionaux (27% en 1986).

 

Aéroport et développement international du territoire

Les connexions européennes directes, avec possibilité de faire un aller/retour dans la journée, constituent désormais un enjeu majeur pour le désenclavement aérien, l’attractivité et le développement international des territoires disposant d’un (grand) aéroport régional en capacité de proposer une offre large et diversifiée.

 

La diffusion du bilan de l’UAF s’est également conjuguée avec la sortie du manifeste « Les aéroports au service de l’attractivité des territoires ». A l’occasion de sa présentation, Jean-Michel Vernhes, Président de l’UAF, a rappelé : « Les aéroports français sont devenus des entreprises à part entière exerçant leur activité sur un marché concurrentiel. Dans le même temps, ils sont aussi des outils au service de l’aménagement et de l’attractivité des territoires ». Une déclaration à mettre en perspective avec ce que disait déjà Klaus Klipp, secrétaire général de l’Assemblée des régions d’Europe, en 2009 : « La compétitivité économique d’une région augmente à mesure que son accessibilité s’améliore et c’est pourquoi les aéroports sont des atouts régionaux importants ».

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